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Louise Caroline « Les encres potentielles »

9 septembre à 8 h 00 min - 8 octobre à 17 h 00 min

Le Parc Phoenix de la ville de Nice présente du 8 septembre au 8 octobre l’exposition « Les Encres potentielles » de l’artiste Louise Caroline.
« C’est le regardeur qui fait l’œuvre », Marcel Duchamp.

Descendante de drapiers niçois, cette artiste travaille le tissu industriel encré, issu des ateliers d’imprimerie. A l’inverse du peintre qui crée à partir de la toile blanche, Louise Caroline s’approprie les vestiges d’un passé industriel dont la texture, la trame, les couleurs, les lignes et les plis, soumis à des jeux de lumière, façonnent ses sujets comme autant de coups de pinceaux. Pas de recherche de figuration nette, de formes fixes ou figées chez elle. C’est la plasticité du support qui l’attire, l’exploration des possibles qu’il permet, la poésie cachée de ce chaos.
Sans tabou, elle fait main basse sur des matériaux périssables et vils dont elle libère patiemment le souffle et l’esprit cachés — non pas tant par ses interventions techniques qu’elle garde délibérément minimales pour préserver autant que possible l’état originel des étoffes –, mais par le regard qu’elle porte sur ses toiles. Jouant ainsi abondamment avec la trame du tissu, n’hésitant pas à mettre en lumière ses « imperfections », Louise Caroline parvient à des effets visuels saisissants de puissance et de raffinement, tout en contraste avec le matériau de départ, qui engage le spectateur à dialoguer avec l’œuvre et l’ouvrent ainsi à des perceptions esthétiques nouvelles et infinies.
Attirée par la plasticité du support, l’exploration des possibles qu’il permet, elle joue avec la texture, la trame fine ou grossière, les couleurs éblouissantes ou sombres, les lignes de pliage, les imperfections, voire les déchirures, pour nous donner à voir sa propre « toile ».

Toutefois, la vibration et l’interaction des couleurs et des formes qui jaillissent de ces étoffes permettent à Louise Caroline de véritablement « façonner » son sujet, au-delà du chaos et de l’apparente laideur qui le masquent : métamorphosée par le regard, la toile prend un nouveau relief, le sujet se dévoile à qui sait attendre…

Ainsi, sur cet espace sublimé, re-structuré, déchiffré comme une partition, Louise Caroline chorégraphie son monde intérieur, puisant aux sources de la vie, et plongeant dans le vertigineux maelström de toute création : lorsque la sensation s’impose, irrépressible, violente, lumineuse, fulgurante et tragiquement éphémère, elle laisse à l’homme le sentiment douloureux d’un univers toujours plus insaisissable.

Férue d’art sous toutes ses formes, classiques comme contemporaines, musicales comme sculpturales, grande admiratrice des maîtres, Louise Caroline aura attendu la maturité pour présenter ses œuvres que l’on peut situer au confluent de multiples courants artistiques.

A voir jusqu’au 8 octobre au Parc Phoenix !

Détails

Début :
9 septembre à 8 h 00 min
Fin :
8 octobre à 17 h 00 min
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