La serre orchidées

Climat de type tropical humide : température moyenne 24°, humidité relative de l’air (80%), très aéré.

Cette partie de la serre présente deux grandes familles de plantes, les Orchidacées et les Broméliacées, parmi lesquelles on trouve un grand nombre d’espèces épiphytes.

Une plante épiphyte est une plante qui pousse sur une autre plante mais sans la parasiter. Elle s’en sert seulement de support. Elle développe des racines aériennes qui servent à s’accrocher, à capter l’eau ou l’humidité de l’air et même parfois à faire la photosynthèse.

Certaines espèces peuvent être indifféremment cultivées en pot ou en épiphyte.

Dans cette même partie de serre sont présentés les parents éloignés des ananas : plus d’une centaine de formes de Broméliacées sont mises en scène pour l’aspect décoratif de leur feuille ou de leurs fleurs.

La famille des Orchidaceae est la plus grande famille de plantes à fleurs actuelle avec plus de 20 000 espèces réparties sur l’ensemble de la planète.

Ici, ne sont présentées que des espèces tropicales.

Vanilla planifolia : la vanille

La vanille est une orchidée grimpante originaire du Mexique. Elle était déjà très utilisée par les Aztèques pour ses propriétés gustatives. Ce sont les gousses qui sont utilisées, les feuilles ne sentent rien. Actuellement elle est cultivée à Madagascar, La Réunion et Tahiti. Il est nécessaire de féconder les fleurs la main car l’insecte pollinisateur présent dans sa région d’origine n’a pas été importé. C’est la raison pour laquelle, au début, la culture ne marchait pas, les gousses ne se formaient pas.

Conseils de culture pour orchidées

Cultiver des orchidées est beaucoup moins difficile que l’on imagine. Voici quelques conseils de culture utiles :

Température :

La grande majorité des orchidées du commerce se plaisent en appartement. Par contre, le Cymbidium doit être en dehors toute la belle saison puis mise à l’abri dans une pièce la plus fraiche possible et lumineuse en automne.

Arrosage :

En général, arroser 2 fois par semaine pendant la belle saison et une fois par semaine pendant la saison froide avec de l’eau à température ambiante, de préférence le matin pour que le feuillage soit sec le soir, ce qui évite les maladies. Pendant la période chauffée, la brumisation du feuillage le matin et l’installation du pot juste au dessus d’une grande surface d’eau, dans lequel baignent de grands morceaux de pouzzolane, aideront la plante à résister à l’air sec.

Eviter une eau très calcaire, la remplacer par l’eau de pluie ou par une eau minérale peu minéralisée. L’eau chlorée étant néfaste, il est facile d’en stocker à l’avance, dans un récipient ouvert, pou que le chlore s’évapore.

Rempotage :

Ne pas cultiver les orchidées épiphytes comme des Phalaenopsis dans de la terre mais dans un substrat « spécial orchidées » à base d’écorces de pin. Rajouter du calcaire (Dolomie) dans le substrat pour les orchidées terrestres comme les Cymbidiums.

Rempoter la plante seulement quand elle déborde du pot, après la floraison, au printemps, l’idéal étant à la sortie des nouvelles racines.

Rempoter en substrat humide et n’arroser que 7 à 10 jours plus tard, mais brumiser tous les matins de cette période de reprise. Une plante en mauvais état général (racines grises) doit être rempotée pour tenter de la sauver.

A éviter :

Le pot de terre cuite sur le quel la racine se colle fermement et doit être cassée lors du rempotage. Utiliser uniquement le pot en plastique d’où la racine se décollera mieux en cas de rempotage. Les courants d’air, le soleil direct, les écarts de température brusque et les changements de place du pot.

Penser à :

Nourrir votre plante pour stimuler sa croissance. Ajouter de l’engrais liquide spécial orchidées dans l’eau d’arrosage tous les 15 jours. En hiver, diminuer de moitié la dose.

Les Broméliacées

La famille des broméliacées comprend environ 60 genres et 1500 espèces .Les plantes du genre Tillandsia sont connues sous le nom de « filles de l’air » car beaucoup d’espèces sont épiphytes. D’autres nous sont maintenant familières car très utilisées comme plantes d’appartement telles que les Guzmania, Vriesea ou Billbergia.

Répartition :

Cette famille est exclusivement américaine, distribuée au sud des Etats-Unis à L’argentine et au Chili ainsi que les Antilles. On la trouve dans les forêts humides au niveau de la mer aussi bien que dans les forêts toujours mouillées perchées dans les nuages à 4200 mètres d’altitude ou dans des zones plus désertiques. Les zones les plus riches sont le Mexique, les Antilles, le Costa-Rica, l’est et le sud du Brésil ainsi que les Andes Colombiennes, Péruviennes et Chiliennes.

Biologie

Ce sont des plantes herbacées dont les feuilles sont arrangées de manière caractéristique en rosettes. Les inflorescences comportent souvent des bractées aux couleurs vives.

Adaptation

Il existe trois types de Broméliacées, chacun adapté à un climat particulier ;

-Les Broméliacées à feuilles lisses et luisantes : elles vivent dans les forêts chaudes, denses et humides, à pluies fréquentes. Ex : Neoregelia, Nidularium, Vriesea, Guzmania.

-Les Broméliacées à poils écailles abondants sur leurs feuilles :

Cela leur donne un aspect blanchâtre mais les protège de conditions extrêmes d’insolation, de températures et d’aridité, notamment en altitude dans la cordillère des Andes. Elles récupèrent l’eau principalement dans l’air. Ex : Tillandsia, Puya, Pitcairnia, Hechtia…

Les Broméliacées à feuilles épaisses et succulentes :

Elles vivent dans des régions beaucoup plus sèches. Leurs feuilles épaisses servent à faire des réserves.

Les Aquariums suspendus :

En forêt tropicale humide, certaines espèces retiennent l’eau de pluie dans le cœur de leur rosette de feuilles. Ce réservoir forme un mini-écosystème qui accueille des algues et des micro-organismes mais aussi l’habitat d’un grand nombre de petits animaux tels que têtards, grenouilles, larves d’insectes, serpents, lézards et même un crabe que l’on ne trouve que dans ces broméliacées.

On les appelle les « aquariums suspendus » car les espèces épiphytes peuvent pousser à plusieurs mètres du sol. Ils servent également d’abreuvoir aux oiseaux et aux singes. Certaines rosettes d’Aechmea peuvent contenir jusqu’à 8 litres d’eau, les Glomeropitcairnia peuvent en contenir jusqu’à 14 litres. On a pu calculer que sur 1 hectare de forêt d’altitude colombienne, la masse d’eau recueillie dans ces rosettes pouvaient atteindre 55 tonnes.