L’île de temps révolus

Il s’agit là de plantes préhistoriques qui ont toutes connu les dinosaures et qui n’ont pratiquement pas évolué depuis. Ce sont : les Cycadales, GingkoAraucaria, Taxodium, Metasequoia…

Ces plantes existent depuis 250 Millions d’années (fin de l’ère primaire) et n’ont quasiment pas changé d’aspect depuis.

Quelques repères:

Ère archaïque

  • 4,55 milliards d’années : formation de la terre.
  • 3,55 milliards d’années : apparition des 1ères formes de vie sur terre, les bactéries unicellulaires.
  • 500 millions d’années (MA) ; apparition des plantes terrestres

Ère primaire (-475-250MA)

  • 475 millions d’années : le plus ancien vertébré de notre planète, un petit poisson d’environ 30 cm (fossile presque complet trouvé en Bolivie en 1980)
  • 450 millions d’années : les premiers invertébrés colonisent la terre ferme, ce sont de petits myriapodes (mille-pattes)
  • 400 millions d’années : Apparition des fougères
  • 350 millions d’années : Apparition des Gymnospermes
  • 300 millions d’années : il existe un seul continent, la Pangée.

Ère secondaire : (-250-65MA) L’ère des dinosaures

  • 250 millions d’années : il existe des reptiles mammaliens. Ce sont les ancêtres des mammifères modernes m la dentition et l’ossature.
  • 230 millions d’années : Apparition des dinosaures
  • 200 millions d’années : cataclysme majeur, une gigantesque météorite s’écrase sur la terre, causant probablement la disparition presque totale des reptiles mammaliens et permettant aux dinosaures de régner sur la terre.
  • 190 millions d’années : Apparition des angiospermes
  • 180 millions d’années : sudvidivision de la Pangée en 2 :
    • La Lausarie au nord : Amérique du Nord-Le Gondwana au sud : Amérique du Sud, Afrique, Océanie ; Inde, Australie, Antarctique.
    • 65 millions d’années ; Disparition totale des dinausores suite à un cataclysme ; la chute d’un énorme astéroïde. Les petits mammifères survivent en se diversifiant en de nombreuses espèces.

Ère tertiaire : (-65 millions d’années) L’ ère des mammifères et des plantes à fleurs

  • 65 millions d’années : Diversification des plantes à fleurs
  • 3,2 millions d’années : Australopithecus afarensis apparaît en Afrique orientale. C’est un des 1ers ancêtres de la lignée de l’homme (Lucy)

Ère quaternaire (-2 Millions d’années jusqu’à nos jours)

  • 2 millions d’années : Homo habilis est un humain qui marche droit et utilise des outils.
  • 1,5 millions d’années : Homo erectus quitte l’Afrique et s’établit au Moyen-Orient, en Asie et en Europe du sud. Il crée des outils, maîtrise le feu et enterre ses morts.
  • 400 000 ans : Homo Sapiens, l’homme moderne invente l’art.

Les Cycadales

Les plantes de cet ordre botanique ont vu apparaitre puis disparaitre les dinosaures. Elles existent depuis 250 MA (fin de l’ère primaire) et n’ont quasiment pas changé d’aspect depuis.
Leur période de prédominance se situe au Trias et au Crétacé (-22à-141MA)
Avec les fougères, le Ginkgo et d’autres Gymnospermes, elles formaient de vastes écosystèmes et servaient de nourriture aux herbivores de l’époque. Elles ont ensuite été évincées par les plantes à fleurs.

Actuellement, il existe environ 275 espèces de Cycadales dans les régions tropicales et subtropicales du monde.

Les Cycadales ne sont ni des palmiers, ni des fougères, mais un groupe à part car elles ne produisent pas de spores comme les fougères mais des graines comme les autres plantes dites supérieures.
Comme les conifères, les graines sont nues et non protégées par les parois d’un fruit. Elles font donc partie des Gymnospermes.

Biologie : Les graines apparaissent dans de grands cônes formés d’écailles. Il y a des pieds mâles qui produisent du pollen et des pieds femelles qui produisent des ovules. La pollinisation se fait par le vent ou par des insectes coléoptères, car ils sont apparus bien avant les abeilles et les papillons. La fécondation donne une graine à la paroi très dure, ce qui rend la germanisation difficile, qui peut être très longue, de 6 à 12 mois.

A chaque période de croissance, une seule feuille est formée chez les jeunes plantes. Ensuite, ce nombre augmente à l’âge adulte, une couronne d’une dizaine de feuilles se développe. La croissance est lente, elle peut être soit d’un an soit de deux.
Ces plantes peuvent devenir très vieilles et atteindre de grandes dimensions. Elles sont rarement ramifiées.

Le fait que ces plantes aient survécu si longtemps est du à leur toxicité. Toutes les parties de la plante sont toxiques. Les 2 substances propres aux cycadales, le cycasine et le macrozamine, ont une action dévastatrice sur le foie. Elles sont surtout présentes dans les feuilles.
L’homme a quand même réussi a les utiliser! Plusieurs peuplades d’Asie et d’Afrique utilisent l’amidon contenu dans le tronc qui sert à la réserve de la plante. L’ amidon doit être lavé et rincé pour en éliminer le poison. On obtient du « sagou » qui sert à faire du pain. C’est pourquoi, en Afrique du sud, les Encephalartos sont appelés « arbres à pain » ou « sagoutiers ».

Ginkgo biloba : l’arbre au 40 écus (Famille : Ginkgoacées)

Un des premiers représentants connus des Ginkgos proprement dits est le Ginkgo primigenia, déjà apparu au permien, la dernière partie de l’ère primaire, il y a 250 MA.
Le Ginkgo adiantoides, très proche de l’espèce actuelle, prospérait au Jurassique et au Crétacé (144 MA).
A la suite du cataclysme de la fin du secondaire qui a fait disparaitre les dinosaures, une seule espèce est retrouvée : le Gingkoadiantoides.
Par la suite, les grandes glaciations successives du quaternaires font disparaître les Gingkos, sauf en Chine où il reste encore dans un tout petit territoire.

Il a été introduit au Japon et en Corée au 12ème siècle par des moines bouddhistes.
Depuis, la première floraison d’un Ginko en Europe fut réalisée en 1794 au Royaume-Uni. En 1876, il est surnommé par Darwin « Le fossile vivant ».
En 1930 : dernières observations de Gingkos sauvages dans une zone montagneuse de Chine centrale.
Actuellement, le Gingko est considéré comme éteint dans la nature. Sa survie est due aux moines bouddhistes qui le vénéraient et l’ont planté près de leur temples. Il est même considéré comme sacré.

Noms vernaculaires :
Arbre aux pagodes : Planté près des pagodes en Asie, il était considéré comme protecteur pour conjurer le feu.

Arbre aux 40 écus : vient du chinois « yin kuo » qui signifie « fruit d’argent ».

Le cyprès chauve : Taxodium distichum

Le genre ne comprend que 3 espèces, toutes originaires des USA ou du Mexique. Ces arbres poussent en zone humide et inondable et on la particularité de former des excroissances sur leurs racines : les pneumatophores. Ces parties sortent de l’eau pour « respirer » et apporter de l’oxygène aux parties immergées.

Taxoduium distichum est originaire du Sud Est des USA. Ce grand arbre peut atteindre jusqu’à 45 mètres de haut.
On l’appele Cyprès chauve, car il perd ses feuilles à l’automne, après qu’elles aient viré au fauve.

Les Acacias

Les arbres que l’on appelle mimosas sont en fait des « Acacias », botaniquement parlant. Ils font partie de la sous-famille des Mimosoïdées. Il existe environ 1200 espèces d’Acacias dans le monde dont 700 pour la seule Australie.

Acacia dealbata : le mimosa (Famille des Fabacées)
C’est le plus courant des mimosas décoratifs. Il a été introduit sur la Côte d’azur vers 1820. Il est originaire du Sud Est l’Australie et de Tasmanie ; il a une bonne résistance au froid (-7°) mais ne vit qu’une trentaine d’années. Il est réputé en parfumerie car il a contribué à l’essor de Grasse au XIXème et est très utilisé en fleurs coupées. Il est aussi appelé mimosa d’hiver à cause de sa période de floraison : janvier-février.