Le lac et ses oiseaux

Pièce centrale du parc, ce lac de 6000m2 fait le bonheur des et pélicans qui y ont élu domicile et qui évoluent en liberté dans le parc. Pour la plus grande joie des visiteurs, ils s’approchent du bord très facilement….Dès que vous vous trouvez sur l’esplanade face au Musée des Arts Asiatiques vous pourrez les apercevoir.

Sur les berges poussent des plantes de bord de l’eau : Allocasia, papyrus, saule Marsault, saule pleureur, iris et joncs. Dans l’eau nagent de très grosses carpes pesant parfois plusieurs dizaines de kilos !

Deux sortes d’oiseaux sont présentes sur le parc :

Les oiseaux sauvages :

Souvent migrateurs, qui s’arrêtent pour trouver le repos comme le canard colvert. En plus d’un très grand espace d’eau libre, ils y trouvent le gîte et le couvert.

Les oiseaux du Parc :

Introduits en semi-liberté, ils proviennent tous d’élevage. La plupart se reproduisent sur le parc, ce qui permet de faire des échanges avec d’autres établissements zoologiques et d’enrichir ainsi nos collections.

Quelques espèces remarquables : 

Les Cygnes Noirs (Cygnus atratus)

Originaires d’Asie et de Nouvelle Zélande, c’est une espèce qui résiste bien au froid. Elle se reproduit sur le parc. La ponte a lieu en hiver.

Les PĂ©licans Blancs (Pelecanus onocrotalus)

Cette espèce vit en Europe (delta du Danube), en Afrique et en Asie. Les oiseaux nichent en colonies dans la végétation des rives des marais ou des lacs. Ici, nous en avons un couple « fort accueillant » avec les visiteurs.

Les Canards Colverts (Anas platyhynchos)

Il est très commun et abondant en Europe et en Asie. Domestiqué depuis l’antiquité, il est à l’origine nombreuses variétés d’élevage. Les femelles sont moins colorées que les mâles.

Les Canards Mandarins (Aix galericulata)

Originaires d’Asie et plus particulièrement de Chine, cette petite espèce très élégante était déjà importée en Europe au 17è siècle. Les couples sont très stables, c’est pourquoi il sont pris comme exemple de fidélité conjugale dans la littérature ancienne chinoise.

Les Canards Carolins (Aix sponsa)

Originaire d’Amérique du Nord, c’est un canard grimpeur qui niche dans les arbres. Chassé pour sa chair savoureuse, il a failli disparaitre dans certaines régions où il est vraiment protégé. Très prolifique, c’est sans doute le canard d’ornement le plus répandu en captivité.

Les Canards Mignon-blancs :

C’est un canard domestique originaire d’Angleterre. Il est petit, tout blanc à bec jaune. Les mâles et les femelles sont identiques. C’est une espèce prolifique qui s’apprivoise très bien.

La Tadorne de Bellon :  (Tadorna tadorna)

C’est un gros canard très grégaire. Il vit en Europe, Asie et Afrique du Nord. On le trouve surtout au bord des lacs salés et dans les estuaires.

Le Harle Couronné (Lophodytes cucullatus)

Originaire d’Amérique du Nord, il vit au bord des lacs et des rivières lentes. C’est une petite espèce de canard plongeur à huppe touffue. Les femelles et les jeunes sont semblables.

La Bernache de Magellan (Chloephaga picta)

Cette oie d’Amérique du Sud vit dans les milieux ouverts. Très sociable, on la trouve souvent en grandes troupes. Localement, des milliers d’oiseaux peuvent concurrencer les moutons et les vaches dans les prairies. Le mâle est blanc, la femelle marron. Il y a un couple dans l’enclos de Nandous et un en liberté sur le parc.

La Bernache du Canada (Branta canadensis)

Originaire d’Amérique du Nord, cette espèce vit dans les ouverts, au bord des lacs et cours d’eau. C’est une espèce grégaire, très fidèle à son lieu d’origine qui forme des couples permanents.

La Bernache Cravant (Branta bernicla)

Cette petite espèce d’oie niche dans la toundra arctique et hiverne dans les estuaires et les prairies côtières.

La Bernache de Hawaï ou Bernache Néné (Branta sandvicensis)

C’est l’oie la plus rare du monde. Autrefois commune à Hawaï, la chasse, la réduction de leur habitat et l’introduction de prédateurs comme les mangoustes ont réduit drastiquement les populations sauvages à 30 individus en 1952. La population était estimée à 25000 oiseaux à la fin du 19éme siècle. Heureusement cette espèce se reproduit bien et c’est l’élevage qui a permis de la sauver de la disparition complète. On estime aujourd’hui la population sauvage à 500 individus et beaucoup vivent en captivité.

C’est une bernache qui est territoriale pendant la période de reproduction en général hiver et printemps. Si vous passez près d’un nid, le mâle défendra son territoire en vous « attaquant » gentiment.

Plusieurs petites grues sont en liberté sur le parc. Elles vont rarement sur l’eau…